Conférence Cannell
Chaque année, la Conférence Cannell, l’un des points saillants de l’assemblée clinique annuelle de la SOGC, invite un conférencier de renom du Canada ou d’ailleurs à donner une conférence sur des enjeux cruciaux de la santé des femmes.
Le Dr Douglas E. Cannell, seizième président de la SOGC, a joué un rôle clé dans la formation des résidents.
Au milieu des années 60, les anciens résidents du Dr Cannell ont fondé un groupe appelé le « Cannell Club », de manière à ce que les membres de la SOGC puissent rencontrer le Dr Cannell et se réunir dans le cadre de l’assemblée clinique annuelle. Ce groupe a éventuellement mené à la création de la Fondation canadienne de la santé des femmes. Aujourd’hui, la Conférence Cannell continue d’honorer l’apport considérable du Dr Cannell à la pratique de l’obstétrique-gynécologie, en plus d’être l’un des moments phares de l’assemblée et le point focal de la pensée critique d’exception dans le domaine de la santé des femmes.
Cette année la Dre Dorothy Shaw, presidente de la FIGO était invité a parler au sujet de " tragédies évitables en santé des femmes"
La santé sexuelle et génésique débute par le contexte de vie de la femme. Les femmes constituent 70 % des gens vivant dans la pauvreté, 65 % des analphabètes au monde et la majorité des jeunes femmes aux prises avec le VIH/sida. L’année 2007 a marqué le 20e anniversaire de Maternité sans risques fournissant une occasion de souligner les taux de mortalité maternelle scandaleux qui demeurent inchangés à l’échelle mondiale depuis plus de 20 ans.
Parmi tous les indicateurs dont l’Organisation mondiale de la Santé fait le suivi, les taux de mortalité maternelle et néonatale représentent les statistiques sur la santé faisant l’objet de la plus grande divergence entre les pays à grandes ressources et les pays à faibles et à moyennes ressources. En septembre 2007, l’assemblée générale des Nations Unies a finalement ajouté une cible attendue depuis si longtemps à l’OMD 5 sur la santé maternelle, soit Atteindre, d’ici 2015, l’accès universel aux produits de santé en matière de procréation. Les indicateurs comprennent : le taux de prévalence en matière de contraception, le taux de naissance chez les adolescentes et les besoins non satisfaits de la planification familiale. Les services ne visent pas particulièrement les jeunes gens qui composent près de la moitié de la population mondiale.
Les femmes sont également vulnérables aux violations fondées sur le sexe, dont les pratiques culturelles comme la sélection du sexe du bébé, la mutilation génitale féminine, le mariage d’enfants, l’alimentation et l’éducation discriminatoires. Ces facteurs contribuent à la mortalité et morbidité évitables, y compris la fistule obstétricale. La politique législative est une première étape utile en matière de prévention et est bien fondée en droits humains à l’échelle internationale. Le cancer du col de l’utérus est une autre tragédie évitable faisant de plus en plus l’objet d’une prévention primaire au moyen du vaccin et d’une prévention secondaire adaptée selon le pays. Les partenariats sont essentiels pour prévenir ce type de tragédies et on note une évolution sur ce plan. Les développements captivants dans les pays à faibles ressources doivent être transmis.
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